Complexe Capitale Hélicoptère
Tours et excursions
27 août 2015

Sauts en parachute en hélicoptère – en coulisses

Retour sur l’événement avec le pilote d’hélicoptère ainsi qu’un des parachutistes.

« Sauter en parachute, c’est comme sauter d’un grand plongeon, on part presque arrêté et on se laisse tomber, le saut de l’ange ! » – Pierre Bilodeau

Dimanche le 16 août 2015, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hélicoptère, le Complexe Capitale Hélicoptère a invité la population à assister à une impressionnante démonstration de sauts en parachute à partir d’un hélicoptère.

Préparation du vol

Beaucoup de préparation et de logistique sont nécessaires afin de pouvoir concrétiser un tel événement. Il faut respecter de nombreuses règles et normes de sécurité.

Tout d’abord, la démonstration à laquelle nous avons eu droit est particulière, puisqu’elle a eu lieu sur le terrain de l’Aéroport international Jean-Lesage (YQB). Il a donc fallu demander les permissions nécessaires afin de pouvoir atterrir directement à côté de la piste 24, puisque ceci signifiait que le trafic aérien devait être arrêté lors de la démonstration afin de permettre aux parachutistes d’atterrir en toute sécurité.

Pierre Bilodeau, copropriétaire et instructeur chez Parachutisme Atmosphair, indique que c’était une première pour eux de non seulement pouvoir atterrir sur le terrain de l’aéroport, mais également de le survoler en parachute. « Normalement lorsqu’on est sur le territoire de l’aéroport, nous sommes assis dans un gros avion en partance pour le sud mais là, nous étions sous voilure avec l’aéroport à nos pieds, de toute beauté. Une chance unique pour nous », décrit monsieur Bilodeau.

En plus de l’Aéroport qui a suspendu temporairement les atterrissages sur leur piste, le Complexe Capitale Hélicoptère a également fermé son héliport afin de contrôler la circulation héliportée.

Il est important de vérifier les conditions météorologiques afin de s’assurer que le vol peut se faire. Le plafond doit être haut, afin d’assurer une visibilité suffisante et les vents ne doivent pas excéder 18 nœuds. Il faut également avoir une bonne communication avec l’équipe de sécurité qui se trouve au sol. Pierre Lalancette, directeur des opérations et Jacques Laplante, gestionnaire de la sécurité au Complexe Capitale Hélicoptère ont d’ailleurs eu un rôle clé à jouer dans la réalisation de ces sauts en parachutes.

Ensuite, une autre étape importante dans l’élaboration de cette démonstration a été le briefing pré-vol entre le pilote et les parachutistes. Guy Lajoie, chef pilote chez Capitale Hélicoptère, réitère que la sécurité, c’est capital. Il ne faut rien prendre à la légère et c’est dans cette optique que tout doit être expliqué pendant le briefing afin de s’assurer que tout se passe du mieux possible lors de cette opération non-conventionnelle. Il faut expliquer comment cela va se dérouler. Il faut connaître la hauteur de sortie, la direction du largage, les procédures en cas d’urgence, etc. Un des parachutistes se trouve être en charge du groupe et reçoit les commandes du pilote, notamment concernant l’ouverture des portes de l’hélicoptère, une fois rendue à l’altitude désirée. Ils revoient également les précautions à prendre avant le grand saut, incluant, mais ne se limitant pas, à attacher les ceintures afin qu’elles ne sortent pas de l’hélicoptère à la suite du saut et sécuriser les casques d’écoute lorsqu’on les enlève, afin qu’ils ne compromettent pas la sécurité en vol.

Dans ce cas-ci, puisque six parachutistes se trouvaient à bord, la configuration des bancs de l’hélicoptère de type EC130 B4 a également été modifiée afin de leur permettre de sauter.

Monsieur Bilodeau confirme qu’il est essentiel de revoir tous les détails techniques avant le vol. « L’important est d’établir la communication avec le pilote. Nous avons une procédure précise que nous devons faire avant de sauter pour connaître la direction des vents. De plus nous devons connaître les consignes de sécurité du pilote. Le but est de ne pas avoir de surprises rendu en haut », explique-t-il.

Avant le vol, en plus du briefing préparatoire et des communications avec la tour de contrôle, une autre étape importante pour les parachutistes consiste à se préparer mentalement, afin de réviser le saut et physiquement, afin d’éviter les blessures. De plus, ils revoient les procédures d’urgence.

Après le décollage

La première étape est de se rendre à 2 500 pieds, d’où un indicateur de vent (wind drift) est lancé, permettant de suivre sa dérive et d’ainsi voir en altitude la direction et la forces des vents.  Le but étant de déterminer l’endroit d’où les parachutistes sauteront. Ensuite, l’hélicoptère doit monter à environ 6 000 pieds afin de procéder au largage des parachutistes. La communication avec la tour de contrôle est très importante, car c’est elle qui avisera du moment opportun.

Le chef pilote Guy Lajoie n’en était pas à sa première expérience avec des parachutistes à bord et comme il y a plusieurs règles à respecter, avoir un pilote expérimenté a définitivement été un avantage dans la coordination et la réalisation de la démonstration. Toutefois, l’expérience des parachutistes n’est pas à négliger non plus. Tous les parachutistes à bord avaient déjà expérimenté un saut à partir d’un hélicoptère et plusieurs avaient plusieurs milliers de sauts à leur actif. Monsieur Bilodeau ajoute qu’il y avait un certain niveau de difficulté associé à ce saut dû à la grande quantité d’asphalte près de leur zone d’atterrissage, à la présence de nombreux édifices à proximité, ainsi que des thermiques qui peuvent influencer le comportement des voiles.

Une belle opportunité pour la population

Permettre aux gens d’assister à cette démonstration à partir de l’héliport du Complexe Capitale Hélicoptère a définitivement été un fait marquant lors de la journée d’activité dans le cadre de la Journée mondiale de l’hélicoptère. Il n’arrive pas souvent que l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) suspende les atterrissages d’aéronefs afin de permettre à des parachutistes d’atterrir sur leur terrain. Nous sommes extrêmement reconnaissant d’avoir pu compter sur leur collaboration et leur implication.

Saut en parachute à partir d’un hélicoptère vs un avion

Pierre Bilodeau explique que la principale différence se rapporte à la vitesse d’avant. « En hélicoptère, nous sautons avec pratiquement aucune vitesse d’avant, comparativement à un avion où nous avons facilement 50 à 60 nœuds ». Cette différence fait en sorte que dans les premières secondes du saut, les parachutistes n’ont pas de vent relatif pour s’appuyer; ils tombent vraiment. Monsieur Bilodeau compare le sentiment éprouvé lors de la chute libre à de l’apesanteur. « Il faut quelques secondes avant que notre vitesse nous permette de bouger et de se déplacer dans l’air », conclu-t-il.

Opération vidéo en parallèle « photo video »

Bien que la coordination du saut en parachute ait nécessité beaucoup d’efforts en soit, nous avons même ajouté un degré de complexité à l’opération en ayant un deuxième hélicoptère volant en formation avec le B4 afin de filmer l’événement d’un point de vue exclusif. En effet, Lévis Lachance, pilote au Complexe Capitale Hélicoptère, était aux commandes d’un RH44, afin de permettre au vidéaste de prendre des images à couper le souffle. Pour l’occasion, les portes de l’appareil avaient été retirées.

Cet appareil supplémentaire ajoute à la coordination surtout au niveau de la communication. Guy Lajoie, à bord du B4 était en effet en charge des communications radios avec la tour de contrôle de l’aéroport au nom des deux hélicoptères sur une fréquence, alors qu’un autre radio sur une autre fréquence servait aux communications entre lui et Lévis, à bord du RH44. (Le RH44 utilisé par Lévis n’a qu’une seule radio, l’empêchant d’utiliser plusieurs fréquences à la fois).

Des images sensationnelles ont été filmées lors de cette opération vidéo et elles sont disponibles ici.

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