Complexe Capitale Hélicoptère
École de pilotage
15 février 2017

Qualification vol de nuit pour les pilotes d’hélicoptère

L’École de pilotage Capitale Hélicoptère offre la qualification vol de nuit pour les pilotes d’hélicoptère

En plus de donner la formation pour devenir pilote d’hélicoptère professionnel ou privé, l’École de pilotage Capitale Hélicoptère offre également des annotations sur différents types d’hélicoptères, une qualification d’instructeur de vol, ainsi qu’une qualification de vol de nuit.

À la base, une licence de pilote privé ou professionnel est restreinte « de jour seulement ». Toutefois, afin de pouvoir voler de nuit, 30 minutes après le coucher du soleil et jusqu’à 30 minutes avant le lever du soleil, le pilote doit obtenir une qualification vol de nuit (RAC 421.42), qui se pratique en VFR (Visual flight rules), soit « règles de vol à vue », en français. Pour voler en VFR, certains minimums météorologiques doivent être respectés, tant au niveau de la visibilité en vol que de la distance des nuages.

La qualification vol de nuit permet de retirer la mention « de jour seulement » sur la licence.

La qualification vol de nuit requiert un minimum de 20 heures d’instruction pratique, divisées ainsi :

• 5 heures de vol en double commande avec 2 heures de vol-voyage;
• 5 heures de vol en solo comprenant 10 décollages, 10 circuits et 10 atterrissages;
• Un minimum de 10 heures de vol aux instruments en double commande.

Une fois la formation terminée, le pilote doit réussir un vol de qualification sous la supervision d’un inspecteur de Transports Canada ou d’un instructeur de vol qualifié, avant d’obtenir sa qualification.

La formation vol de nuit à l’École de pilotage Capitale Hélicoptère
À l’École de pilotage Capitale Hélicoptère, trois instructeurs peuvent donner la formation en vue de l’obtention d’une qualification vol de nuit sur les appareils de type RH22, RH44, EC30 et EC20, soit Gilbert Moisan, Maxence Besson et Frédéric Ali.

Un pilote prend généralement entre deux semaines et un mois afin d’obtenir sa qualification de vol de nuit. Certains délais peuvent survenir en raison des conditions météorologiques, puisque pour voler en VFR, les conditions doivent être favorables.

Apprendre à piloter un hélicoptère en plein jour n’est pas simple, donc la formation de vol de nuit représente certains défis supplémentaires. Questionné à ce sujet, Frédéric Ali, chef instructeur de vol à l’École de pilotage Capitale Hélicoptère indique que le plus grand défi d’un pilote qui apprend à voler de nuit est de faire face aux « limitations inhérentes à l’être humain, c’est-à-dire, à l’absence de référence visuelle ou très peu, aux illusions optiques, à la perte de référence et d’équilibre, à la difficulté d’estimer la vitesse et à l’altitude ou la hauteur. »

Petite précision : VFR vs IFR
La licence VFR (règles de vol à vue) permet de voler de nuit quand la visibilité et les conditions météorologiques sont bonnes, alors que la qualification IFR (Instrument flight rules ou règles de vol aux instruments) permet de voler dans des conditions météorologiques dégradées, ce qu’on appelle « Instrumental meteorological conditions ou IMC ». La qualification IFR s’ajoute sur la licence du pilote.

Voler de nuit avec des lunettes de vision nocturne
Un pilote qui a obtenu la qualification de vol de nuit (VFR) et la qualification de vol aux instruments (IFR) (obligatoire afin de voler de nuit de manière commerciale) peut également voler avec des lunettes de vision nocturne s’il a obtenu la formation minimum exigée par Transports Canada.

Pour utiliser les lunettes de vision nocturne, une compagnie doit obtenir la permission de Transports Canada, puis elle doit s’assurer de donner la formation exigée à ses pilotes. La compagnie Airmedic, par exemple, a obtenu son certificat d’exploitation l’autorisant de voler avec des lunettes de vision nocturne dans le but d’effectuer des missions de sauvetage après la tombée de la nuit. (Airmedic utilise des lunettes de vision nocturne Anvis 9.) Airmedic est en mesure de former ses pilotes pour l’utilisation des lunettes à vision nocturne, puisque la compagnie a les instructeurs qualifiés pour donner la formation. Contrairement à la qualification VFR ou IFR, l’utilisation de lunettes de vision nocturne ne s’ajoute pas sur la licence du pilote, ce n’est qu’une expérience de plus.

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