Complexe Capitale Hélicoptère
École de pilotage
20 septembre 2021

Le rêve d’une vie: devenir pilote privé et posséder son hélico

En 2011, Joël Mailloux appose un Post-it sur son mur sur lequel il y inscrit : Hélico 2017. Son rêve et son objectif sont on ne peut plus clairs. Il possédera et pilotera son hélicoptère en 2017, et rien ne pourra le faire dévier de sa trajectoire. Malheureusement, de nombreux événements viennent chambouler ses plans d’obtenir sa licence de pilote privé.

Parcours d’un homme de cœur et de passion qui a surmonté l’adversité.

La naissance d’une passion

Tout jeune, Joël Mailloux est attiré par les hélicoptères. Il prend plaisir à s’amuser avec l’hélicoptère jouet de son cousin. Il peut passer des heures à faire tourner en rond le petit appareil au bout de sa tige métallique. Puis, en grandissant, son intérêt pour les airs se dissipe.

La flamme se rallume toutefois alors qu’il travaille dans un camp forestier et qu’un hélicoptère est de passage. « Quand j’ai entendu les pales qui claquaient dans le vent, c’est vraiment venu me chercher », se souvient Joël Mailloux. La vie suit son cours, et cette attirance pour les hélicos retourne en arrière-plan, sans disparaître complètement pour autant.

Le tourbillon de la vie

Le quotidien bien rempli de Joël Mailloux l’éloigne de son rêve de jeunesse. L’entrepreneur en quête de nouveaux projets affirme que ce sont ses entreprises qui le tiennent en vie. Son instinct le pousse dans chacune de ses décisions d’affaires. « Ça prend du pif, et il faut que ça vienne du cœur. Il faut que tu aies mal au ventre. C’est ce que ça prend pour avancer », mentionne-t-il.

Le père de 2 garçons s’investit dans sa vie de famille et ses entreprises. Sa femme, son amour de jeunesse, est d’ailleurs un solide pilier qui s’occupe de la comptabilité de toutes les entités. En grandissant, les enfants se taillent des places de choix dans les entreprises familiales.

« Je suis choyé de pouvoir travailler avec les membres de ma famille. J’aime ce que je fais. Je passe le flambeau à la prochaine génération et je suis fier de pouvoir le faire », dit l’entrepreneur.

Un rêve qui perd des plumes

Joël Mailloux et son hélicoptère R44, les mains sur les hanches et regardant vers l’École de pilotage Capitale Hélicoptère.
Joël Mailloux, de passage au Complexe Capitale Hélicoptère.

En 2017, Joël Mailloux fixe son Post-it du regard. Force est de constater que l’achat de son hélico qu’il piloterait lui-même est loin d’être une réalité. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’active. Il contacte donc l’École de pilotage Capitale Hélicoptère pour entamer sa formation de pilote privé.

L’un des prérequis pour suivre la formation menant à la licence de pilote d’hélicoptère privé est le certificat médical. Après avoir passé cet examen médical, on lui demande de poursuivre avec des tests plus poussés. C’est à ce moment que l’on découvre qu’il souffre dun cancer du rein. De ce fait, son certificat lui est automatiquement refusé. Lui qui se croyait en pleine forme, c’est un choc.

Deux mois après la terrible nouvelle, il est opéré. Le chirurgien retire une tumeur pesant 7 livres et mesurant 21 cm. C’est littéralement la taille d’un ballon de football. Dire qu’il n’avait aucun symptôme! Incroyable! Heureusement pour cet homme d’action, la convalescence est de courte durée. À peine une semaine plus tard, il est de retour au travail.

Une inscription incertaine à l’école pour devenir pilote privé

Même si la vie reprend son cours normal, il doit patienter 3 ans avant de pouvoir repasser son examen médical. Une éternité aux yeux de l’entrepreneur! Avant même d’obtenir son feu vert médical, il s’inscrit à l’école de pilotage. Avec son horaire de travail bien chargé, il entrevoit une fenêtre pour débuter sa formation en janvier 2021. Il ne passera pas à côté de sa chance une seconde fois!

Mais voilà, l’examen médical révèle la présence d’une petite tache noire sur un poumon. « Ce n’est pas la découverte de la tache qui m’a fait peur. J’ai eu peur de ne pas pouvoir réaliser mon rêve de piloter un hélicoptère. Ça m’a vraiment fâché », confie Joël Mailloux. Qu’à cela ne tienne, il entame quand même sa formation, quitte à devoir abandonner.

Il obtient finalement son certificat médical de catégorie 3 à la fin du mois de février. Il peut officiellement se lancer à la conquête de son rêve. L’étudiant met toute son énergie à ses études. La formation pour devenir pilote d’hélicoptère est exigeante. Il choisit d’aller à l’école à temps plein, 5 jours par semaine, pendant 4 mois. Il suit sa formation en vol et sa formation théorique.

Un apprentissage de pilote privé en dents de scie

Le pilote privé Joël Mailloux aux commandes de son hélicoptère R44 posé sur le tarmac du Complexe Capitale Hélicoptère.
Joël Mailloux a suivi sa formation pour devenir pilote privé à l’École de pilotage Capitale Hélicoptère.

Comme la vie lui réserve encore des surprises, l’apprenti pilote privé n’est pas au bout de ses peines. Retourner sur les bancs d’école s’avère plus difficile qu’anticipé. Ses difficultés d’apprentissage lui font prendre conscience qu’il a effectivement un TDAH (trouble de déficit d’attention avec hyperactivité). Il redouble donc d’efforts et parvient à apprendre la matière.

Au-delà de la forme physique et des connaissances académiques, la dimension psychologique revêt son importance. En effet, les facteurs humains jouent un rôle clé sur la prise de décision des pilotes. L’un des 10 modules du programme théorique couvre d’ailleurs cet aspect. Joël Mailloux en prend conscience d’emblée au moment de passer son test en vol.

Le tremblement de terre qu’il vit dans sa vie personnelle l’empêche d’être entièrement dédié en vol. Même s’il tente de le cacher, ses instructeurs parviennent à lire le tourment qu’il vit. En effet, sa femme des 35 dernières années et lui-même ont pris l’importante décision de se séparer.

Ses instructeurs lui font réaliser qu’il vaut mieux attendre d’avoir les idées plus claires avant de reprendre le vol. Il repousse donc son test en vol de 2 semaines. Joël Mailloux réussit son examen le 3 mai 2021. Il lui reste maintenant à se préparer pour son examen théorique.

Après 2 semaines d’études intensives, et complètement saturé, il est prêt pour son examen. En sortant de la salle d’examen de Transports Canada, on lui annonce qu’il a réussi. Ça y est, il est enfin pilote d’hélicoptère! Il ne sait plus que penser tellement il est heureux de cet accomplissement.

Une graduation significative

Joël Mailloux reçoit sa licence lors de la collation des grades du 13 mai 2021. Maintenant qu’il possède sa licence de pilote privé, l’étape suivante pour accomplir son rêve consiste à se procurer un hélicoptère. Mais par où commencer? Heureusement, pendant sa formation, il a pu s’informer auprès de l’équipe du Centre de maintenance Capitale Hélicoptère.

Le processus d’achat

Vue de profil de l’hélicoptère Robinson R44 appartenant au pilote privé Joël Mailloux, au Complexe Capitale Hélicoptère.
Le Robinson R44 de Joël Mailloux.

Il se questionne sur le type d’appareil qu’il devrait choisir : EC120, R44 ou B2? Toutes les options sont sur la table. Après tout, chaque aéronef a ses forces et ses avantages. Il fait donc appel au service de soutien à l’achat du Centre de maintenance qui l’aiguille dans sa décision. L’équipe l’aide ainsi à dénicher l’appareil le mieux adapté à ses besoins.

Son choix s’arrête finalement sur un R44. Et comble de surprise, l’appareil a été entièrement restauré (overhaul) l’année précédente par le Centre de maintenance. Une fois l’inspection préachat réalisée par un technicien en entretien d’aéronefs de Capitale Hélicoptère, le nouveau pilote achète l’hélicoptère.

Le 17 juin, Joël Mailloux se rend à Sept-Îles pour prendre possession de sa machine, accompagné d’un pilote de GoHelico. C’est seulement à La Malbaie qu’il réalise qu’il est aux commandes de son propre hélicoptère pour la toute première fois. Son rêve est enfin une réalité! Arrivé au Complexe Capitale Hélicoptère, l’appareil est inspecté de fond en comble.

Une fois que tout est en ordre, l’aéronef peut repartir pour Rimouski, où un été bien chargé l’attend. En effet, l’homme d’affaires a plus d’un tour dans son sac pour rentabiliser son achat.

L’utilisation de son hélicoptère

Pendant qu’il magasinait son appareil, il était en pourparlers avec GoHelico pour noliser son hélicoptère à l’entreprise de tours et d’excursions. Une entente est finalement conclue entre les parties.

Une toute nouvelle offre de tours en partance de Rimouski voit ainsi le jour pour la saison estivale de 2021. « C’est important de contribuer à faire rouler l’économie locale de Rimouski », mentionne l’homme d’affaires. Il y voit d’ailleurs une foule d’opportunités pour faire rayonner sa région.

Comme son hélicoptère est réservé et qu’il ne pourra presque pas l’utiliser, il se cherche déjà un 2e appareil! Après tout, son hélico devait lui permettre de sillonner plus rapidement la Gaspésie et la Côte-Nord pour le travail. Un beau problème à gérer!

En conclusion

En tant que pilote privé, Joël Mailloux ne peut être rémunéré lorsqu’il est aux commandes d’un hélicoptère. Pour boucler la boucle, il entrevoit déjà suivre sa conversion de licence pour obtenir sa licence de pilote professionnel. Qu’est-ce qui attend l’entrepreneur? Une foule de projets, car c’est ce qui le tient en vie! Et il sera très certainement de passage au Complexe Capitale Hélicoptère régulièrement pour ses entretiens!

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