Complexe Capitale Hélicoptère
École de pilotage
06 janvier 2021

Devenir pilote : Le parcours inhabituel de Mathieu Lebel

Savoir jumeler la maintenance et le pilotage

Action, adrénaline et situations stressantes : voilà ce qui fait vibrer Mathieu Lebel. Pas surprenant que le monde de l’aviation l’interpelle autant! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a décidé de devenir pilote. De la maintenance au vol, la cohabitation se fait tout naturellement pour ce tout nouveau diplômé qui a su passer au travers de sa formation de pilotage très rapidement! Présentation du cheminement de carrière atypique d’un passionné d’hélicoptères.



Un passage significatif dans l’armée

Mathieu Lebel et un collègue des SkyHawks effectuant une figure en saut en parachute aux couleurs du drapeau canadien.
Mathieu Lebel effectue environ 250 sauts en parachute avec les SkyHawks, l’équipe de démonstration de parachutistes des Forces armées canadiennes.

Dès son plus jeune âge, Mathieu est attiré par les airs. Il est particulièrement interpellé par le vol stationnaire des hélicoptères et le saut en parachute. Cette fascination le pousse à s’enrôler dans les Forces armées canadiennes en 2009.

À 19 ans, il abandonne donc ses études au cégep en gestion de commerce pour réaliser son rêve de devenir technicien en recherche et sauvetage. Pour ce faire, non seulement doit-il suivre sa formation de militaire, mais il doit également accumuler 4 ans de service dans l’armée avant de pouvoir soumettre sa candidature à ce poste très convoité et contingenté.

Arrivé au 3e bataillon d’infanterie de Valcartier, Mathieu commence à s’intéresser plus sérieusement au parachute, car il y a justement un régiment aéroporté qui fait du parachutisme à cet endroit. Il applique donc pour faire du parachute pour les Forces armées canadiennes, lui qui pratique cette activité de loisir en parallèle au civil.

L’année 2013 marque ainsi un jalon important, car il joint les SkyHawks, l’équipe de démonstration de parachutistes. Un an plus tard, et après environ 250 sauts, une blessure l’empêche de postuler pour devenir technicien en recherche et sauvetage. Comme il ne peut être recruté à ce poste de rêve, il décide de quitter l’armée en 2015.



Un arrêt en soufflerie pour défier la gravité

Mathieu Lebel la tête en bas dans la soufflerie du SkyVenture Montréal.
Mathieu Lebel défie la loi de la gravité dans un simulateur de chute libre.

Son amour du parachutisme le pousse alors à devenir instructeur en soufflerie. Il défie la loi de la gravité dans un simulateur de chute libre où il fait du parachute intérieur dans un premier temps au SkyVenture Montréal, puis à Munich, en Allemagne.

De retour en sol canadien, Mathieu est embauché par Parachute Montréal où il agit à titre d’instructeur. Il s’amuse en quelque sorte puisqu’il saute en tandem avec la clientèle qui s’initie à ce sport.

Puis, en 2018, il prend la décision de réorienter sa carrière. Cette fois, celui qui compte environ 1 400 sauts de chute libre dans différentes disciplines fait le saut en aéronautique. Pourquoi ce changement? Pour retrouver une vie plus stable sans délaisser sa passion pour les hélicos pour autant.



Une formation de mécanicien d’aéronefs

C’est ainsi que Mathieu s’inscrit à l’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) pour suivre une formation en maintenance d’aéronefs. Il s’agit du seul endroit à offrir ce programme technique soit dit en passant!

Il y apprend à entretenir, inspecter et réparer des avions et des hélicoptères. Mathieu obtient son attestation d’études collégiales (AEC) après 15 mois de formation intensive de soir. Avec toutes ces nouvelles notions, il peut enfin se concentrer sur son véritable champ d’intérêt : les hélicoptères.



Un emploi gratifiant en maintenance d’hélicoptères

Mathieu Lebel penché au-dessus des instruments de la cabine d'un hélicoptère pendant qu'il effectue la maintenance.
Mathieu Lebel, apprenti mécanicien, entretient des hélicoptères au Centre de Maintenance Capitale Hélicoptère.

Le diplômé de l’ÉNA cogne à la porte du Centre de maintenance Capitale hélicoptère en février 2019. Depuis ce jour, Mathieu peut mettre ses connaissances en pratique et se salir les mains à souhait. Il se sent comme un poisson dans l’eau!

L’apprenti mécanicien a d’ailleurs bien hâte que Transports Canada lui délivre sa licence de technicien d’entretien d’aéronefs. Pour ce faire, il doit accumuler 48 mois d’expérience et réussir son examen. À ce moment seulement pourra-t-il signer les carnets de vol, carnets de bord et rapports de maintenance pour attester des travaux effectués. Il sera également en mesure de réaliser des entretiens et des réparations sans supervision.

Puis, au mois de juin, l’appel des airs est si fort qu’il se lance dans une nouvelle aventure : le pilotage d’hélicoptères.



Une formation de pilote d’hélicoptères en formule accélérée

Mathieu Lebel aux commandes d'un hélicoptère dans le hangar du Centre de maintenance Capitale Hélicoptère.
En 5 mois, Mathieu Lebel a terminé sa formation de pilote d’hélicoptère à l’École de Pilotage Capitale Hélicoptère.

Mathieu écoute donc son cœur et s’inscrit à l’école de pilotage Capitale hélicoptère pour devenir pilote. Il entreprend une formation de pilote d’hélicoptère dans le but d’obtenir sa licence professionnelle canadienne. Les particularités de l’année 2020 lui permettent de condenser son apprentissage : ce qui aurait dû lui prendre de 8 à 10 mois, il l’a fait en seulement 5 mois. Tout un accomplissement!

Ce tour de force, il le doit à un concours de circonstances. Inscrit en dehors d’une cohorte, il suit sa formation en cours privés. Seul avec son enseignant, l’apprentissage se fait d’autant plus facilement.

Entre 2 cohortes, les instructeurs expérimentés ont plus de disponibilités et de temps à lui accorder. Ses connaissances préalables en mécanique permettent aussi d’accélérer le processus. Il gagne également du temps du fait que son lieu de travail et l’école sont au même endroit. Bien entendu, sa grande détermination et son sens aiguisé de l’organisation ont contribué à sa réussite.

L’autre point qui joue en sa faveur : l’exceptionnelle météo. Quand il fait beau, les heures de vol s’accumulent beaucoup plus rapidement. Tellement plus rapidement que le plan de match doit être modifié en cours de route.

En effet, les jours de pluie qui devaient servir pour les cours théoriques sont si peu présents que le vol doit être mis en pause pour faire de la théorie, même si les journées sont ensoleillées! Un beau problème, il va sans dire!



De nombreux avantages à baigner dans la maintenance et le pilotage

Rangées d'hélicoptères stationnés dans le hangar du Complexe Capitale Hélicoptère
Le Centre de maintenance Capitale Hélicoptère et l’École de pilotage Capitale Hélicoptère se trouvent sous le même toit.

Pour Mathieu, connaître à la fois la maintenance et le pilotage d’hélicoptères présente de nombreux avantages. Bien qu’il soit nouvellement arrivé sur le marché du travail dans les 2 milieux, il estime que ces connaissances techniques lui permettent de mieux comprendre l’appareil qu’il pilote. Il croit également que ce bagage lui donne de la crédibilité auprès de ses pairs et de la clientèle.

Aux yeux de Mathieu, l’autre atout majeur repose sur le fait qu’il aura autant de travail l’été que l’hiver. En effet, les jeunes pilotes sont davantage sollicités en été et ils se retrouvent trop souvent à chercher un emploi pendant la basse saison en hiver.

Mathieu n’aura pas ce problème et il en est bien heureux. Il espère d’ailleurs pouvoir voler pendant la belle saison pour GoHelico et pendant la période plus creuse, il va se concentrer davantage sur la maintenance. Le meilleur des 2 mondes!

Mathieu peut poursuivre sa carrière en aéronautique sur différents fronts simultanément du fait que le Complexe Capitale Hélicoptère regroupe toutes ces entreprises et qu’elles appartiennent toutes au Groupe Huot.

Le jeune pilote et apprenti mécanicien se voit d’ailleurs évoluer et progresser au sein du Groupe pour de nombreuses années encore. Il espère même pouvoir un jour joindre l’équipe d’Airmedic. Clin d’œil à son rêve lointain de devenir technicien en recherche et sauvetage…

Si vous souhaitez devenir pilote d’hélicoptère comme Mathieu et que vous désirez en apprendre davantage sur la formation, contactez-nous.



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