Complexe Capitale Hélicoptère
05 juillet 2022

À la rencontre de futurs pilotes : Tournée française 2022

En juin 2022, Christian Landry, directeur du développement et recrutement de l’École de pilotage Capitale Hélicoptère, s’est rendu en France afin d’aller à la rencontre de potentiels futurs étudiants. Plongez dans son carnet de voyage pour en savoir plus sur ce périple !

Vendredi 3 juin, Canada

Mon odyssée française débute le vendredi 3 juin. J’ai quitté les bureaux de l’École de pilotage Capitale Hélicoptère vers 15h. Mes valises étaient déjà prêtes et m’attendaient dans le cadre de porte.

Mon collègue Alain-Claude, instructeur de vol à l’école, m’a conduit à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec. Très gentil de sa part, même si ceux qui sont déjà venus à l’école savent que l’aéroport est littéralement le voisin arrière du Complexe Capitale Hélicoptère !

Après une escale à Montréal, destination Paris !

Christian Landry départ vers la France pour rencontrer les futurs pilotes
C’est un départ !

Samedi 4 juin, Paris

Arrivé à Paris, je me suis dirigé vers mon hôtel dans le quartier Pantin. J’ai choisi cet hôtel puisqu’il était facilement accessible par métro pour les rencontres planifiées avec les futurs étudiants de l’école. De plus, j’adore le côté artistique et musical du quartier.

J’avais plusieurs rendez-vous pour les journées de samedi et dimanche. Bien que certains ne se soient pas présentés, cela a été pour le mieux, car j’ai bénéficié de plus de temps avec les candidats présents.

Je reste réaliste et je suis conscient que laisser son quotidien pour se lancer dans une formation à plusieurs milliers de kilomètres de la maison, dans une nouvelle industrie, comporte son lot de sacrifices et de défis. Ça peut assurément faire peur, mais c’est totalement réalisable !

J’ai donc eu la chance d’échanger avec un potentiel étudiant très sérieux qui était au début de ses démarches pour faire le grand saut. J’ai d’ailleurs réalisé que nous avions déjà communiqué ensemble via courriel !

Il est toujours plaisant de faire une tournée dans un autre pays et de rencontrer des candidats « en chair et en os » avec qui j’ai déjà discuté par courriel ou par visioconférence. Le fait qu’ils se déplacent pour venir me rencontrer est la meilleure preuve du sérieux de leur démarche. Après une bonne discussion, le rêve de devenir pilote devient un plan tangible.

Lundi 6 juin, Toulouse

Le lundi matin, je me dirige vers l’aéroport afin de prendre l’avion pour Toulouse. J’ai toujours trouvé la ville de Toulouse magnifique et ses habitants très sympathiques.

Parmi toutes les personnes inscrites à une rencontre avec moi, seulement une ne s’est pas présentée ! J’ai rencontré, entre autres, Tristan, Laurent et Lola, avec qui j’avais déjà communiqué par vidéoconférence.

La réalité de Tristan me rappelait celle de plusieurs étudiants. Il était déjà dans le domaine de l’aéronautique, travaillant sur l’assemblage d’avions et d’hélicos. Pour plusieurs, l’aéronautique est une passion qui ne peut être assouvie que lorsque nous sommes derrière les commandes d’un appareil !

Les discussions de cette journée m’ont vraiment reconfirmé l’importance d’aller à la rencontre des futurs étudiants. L’accessibilité du présentiel facilite les discussions et rend plus clair le processus d’inscription à l’école.

Ville de Toulouse le soir
Coucher de soleil sur Toulouse

Mardi 7 juin, Nice

Lors de mes précédentes tournées européennes précovid, je me laissais davantage de temps entre chaque réunion. Cependant, cette fois je n’avais que très peu de temps dans chaque ville si je voulais arriver à temps au France Air Expo de Lyon à temps. Je suis donc parti en avion le matin du 7 juin vers Nice, mon avant-dernière destination.

Mon hôtel était situé sur la célèbre Promenade des Anglais. À mon arrivée au comptoir du lobby, la réceptionniste m’offre de faire ma rencontre sur le toit. Un meeting sur le toit de l’hôtel avec vue sur la Méditerranée ? Le touriste en moi a tout de suite accepté !

J’y ai rencontré Mathieu, Raphaël, Thomas et sa conjointe Amandine. Le processus d’inscription pour les candidats européens étant plus long que pour les Québécois, leurs projets seraient planifiés pour dans quelques années. Nous avons ensemble discuté des différentes étapes : évaluation médicale, certification du financement, documents nécessaires au dépôt de la candidature, données biométriques, etc.

Ça peut paraitre important comme procédures, mais plusieurs de ces étapes peuvent se faire en parallèle. Et si on coordonne bien les rendez-vous, il est possible de naviguer assez rapidement dans ces démarches.

Raphaël était le candidat le plus jeune que j’ai rencontré durant la tournée. Cependant, il avait une curiosité et une vivacité d’esprit qui paraissaient à travers ses questions. C’est un trait des Européens qui m’a étonné dès ma première tournée il y a quelques années. Les Québécois s’inscrivent souvent sans crier gare, comme si la marmite venait d’exploser. Les jeunes Européens semblent plutôt avoir un plan de carrière structuré, voire méthodique. Lors de ce premier voyage, certains me disaient qu’ils allaient venir étudier à l’école dans 3-4 ans, et ils l’ont fait !  C’est fou de voir des jeunes de 13-14 ans savoir exactement ce qu’ils désirent comme carrière, alors que personnellement il m’a fallu beaucoup plus de temps pour m’orienter.

À la fin de cette journée bien remplie, j’aurais bien aimé prendre un verre et profiter de Nice, mais la fatigue accumulée en a voulu autrement et, vers 21h, le sommeil a eu ma peau.

Mercredi 9 juin, Lyon

Ce qui est plaisant quand on se couche tôt, c’est de se réveiller en pleine forme. À mon réveil, j’ai regardé à l’extérieur : aucun nuage dans le ciel. La journée s’annonçait bien ! J’ai attrapé à la hâte mon maillot de bain et ma serviette et je suis allé effectuer mes exercices de natation dans la mer Méditerranée. Il y a pire comme matin !

Par la suite, j’ai sauté dans l’avion vers Lyon pour le Salon international de l’aviation générale.

La région de Lyon est très active du point de vue de l’aéronautique, et c’était plaisant de revoir les gens de l’industrie. Je me suis souvent fait interpeler par un : « Mais c’est le Canada qui revient ! ».

Plusieurs agréables surprises m’attendaient au salon de Lyon. En plus des candidats qui s’étaient préalablement inscrits à une rencontre avec moi, de nombreuses personnes sont venues d’elles-mêmes me voir ! Je pense entre autres à un ancien étudiant, maintenant copilote en urgence sanitaire en France. Il avait vu sur mon Facebook que j’allais passer et qui est venu discuter avec moi et témoigner de son expérience aux visiteurs du salon.

C’est une des choses que j’aime de l’école : les étudiants gardent un sentiment d’appartenance. La grande majorité d’entre eux nous suivent sur Facebook et commentent nos publications. Il n’y a pas un seul voyage que j’ai effectué pour l’école où aucun ancien n’est venu. Ils viennent témoigner de leur passage sans qu’on leur demande la moindre chose. Je suis hyper reconnaissant de ça !

Parlant de reconnaissance, il faut dire que j’en dois toute une à Mike, un futur étudiant de l’école. J’ai rencontré Mike pour la première fois en 2019 à Lausanne. Il était alors pompier à Genève. Après de nombreuses discussions, Fred Ali et moi lui avions conseillé de venir au Québec en reconnaissance en novembre. Si Mike se plaisait au Québec durant le mois le plus déprimant de l’année, le reste lui plairait ! Par la suite, je l’ai mis en contact avec Maryse d’A.L.M.A. Immigration. Il a complété les différentes étapes nécessaires et il fera partie de la prochaine cohorte d’étudiants de l’école ! Mike était censé simplement venir me saluer, mais il est finalement resté à mes côtés durant 2 jours afin de parler à ceux intéressés de suivre le même parcours que lui. Un gros merci à toi Mike ! On a bien hâte de te voir aux commandes d’un appareil.

Visite de Mike, un futur étudiant de l’école

Un autre de mes highlights fut la visite surprise de Sarah. Elle et moi étions en contact depuis près d’un an et demi, mais elle désirait être plus avancée dans son processus avant de parler de vive voix. Quelle ne fut pas ma surprise quand elle s’est présentée au salon en me disant : « Salut, c’est moi Sarah ! ».

J’étais surpris, entre autres, parce que Sarah habite à 3 heures de route de Lyon. Ce à quoi elle a répondu que j’avais de mon côté parcouru 10 000km pour être présent. On ne peut pas argumenter contre cette logique !

Elle avait, comme plusieurs autres, vu que j’étais au salon via Facebook, et souhaitait venir me remercier pour le support et l’encadrement que nous offrons. Je considère vraiment cela comme une grosse partie de mon salaire. Savoir qu’on aide vraiment les gens dans leur démarche afin de réaliser leur rêve, c’est ce qui fait que j’aime mon travail.

Je ne vous mentirai pas, partir en tournée de l’autre côté de l’océan, faire près d’une ville par jour et prendre l’avion entre chaque destination, c’est exténuant ! Cependant, j’ai la profonde conviction que toute cette énergie déployée en vaut la peine. Les gens sont contents qu’on se déplace et je suis heureux de les rencontrer en chair et en os. C’est ce qu’on désire à l’École de pilotage Capitale Hélicoptère, offrir un accompagnement personnalisé du début du projet jusqu’à la carrière.

De belles rencontres au France Air Expo !

Transformer son rêve en carrière

Je suis aussi très conscient qu’il s’agit d’un gros « move » pour nos amis français. Aller étudier à l’étranger et potentiellement s’y installer pour travailler par la suite, ce n’est pas une décision qui se prend sur un coup de tête. Cependant, pour plusieurs, il s’agit là de la version franco-canadienne de l’« american dream ». Les opportunités de carrière ici ne manquent pas, et si plusieurs se sont fait dire en France qu’ils ne seraient jamais pilotes, les perspectives sont plus optimistes au Québec.

Fred Ali, qui enseigne à l’école, est un exemple concret de cette réalité. Originaire de France, il s’était fait dire qu’il ne serait jamais pilote. Aujourd’hui, il a 22 ans de carrière au Canada derrière la cravate !

L’atteinte d’un rêve comporte toujours son lot de défis. Pour certains, cela passe par un déménagement vers notre Belle Province ! Quoiqu’il en soit, que vous habitiez au Québec ou en Europe, si vous caressez le rêve d’être pilote, contactez-moi.

Nous pourrons ensemble déterminer où en est votre projet et je pourrai vous aiguiller vers la prochaine étape.

Au plaisir de revisiter mes amis européens très bientôt et de pouvoir vous aider à atteindre votre carrière de rêve.

Christian Landry

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