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02 mars 2021

10 attraits touristiques à Québec : faits intéressants

Les attraits touristiques à Québec sont nombreux. La riche histoire qui a façonné la ville lui a d’ailleurs mérité le titre de joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985. Découvrez ou redécouvrez 10 splendeurs historiques de la Capitale-Nationale.

1. Le pont de Québec

Vue aérienne d’un paysage hivernal du pont de Québec surplombant le fleuve Saint-Laurent gelé.
La longueur totale du pont de Québec, en incluant ses travées d’approche, fait plus de trois fois la hauteur de la tour Eiffel.

Le pont de Québec est synonyme de grande réussite d’ingénierie, mais aussi de grande tragédie. En effet, avec une portée de 549 mètres entre ses deux piliers, le pont de Québec peut se targuer d’être le plus long pont cantilever au monde. Malheureusement, cette prouesse technique a également eu des conséquences dévastatrices pendant sa construction.

Les travaux de construction débutent le 2 octobre 1900. Une première tragédie se produit le 29 août 1907 alors que la partie sud du pont s’écroule. L’effondrement de la structure de 391 mètres de long cause la mort de 76 travailleurs.

Une 2e tragédie se produit le 11 septembre 1916, au moment d’installer la travée centrale. La structure de 5 000 tonnes se tord et s’enfonce dans les eaux du fleuve. Cette fois, ce sont 13 personnes qui perdent la vie et 14 autres qui sont blessées.

Les travaux sont complétés le 20 septembre 1917. Plus de 125 000 personnes assistent à ce moment historique.

L’inauguration officielle a lieu le 22 août 1919 et c’est au prince de Galles à qui revient cet honneur.

Jusque-là, le pont de Québec était muni de 2 voies ferrées, mais en 1929, une voie carrossable pour les automobiles est ouverte.

En 1949, une voie ferrée est retirée pour pouvoir élargir la voie carrossable. Ces travaux d’envergure sont inaugurés le 25 mai 1952.

2. Le fleuve St-Laurent

Vue aérienne de la ville de Québec donnant sur le fleuve Saint-Laurent et la Rive-Sud.
Le fleuve Saint-Laurent draine environ 25% des réserves d’eau douce de la planète.

Le système hydrographique du Saint-Laurent est l’un des plus importants de la planète. Les 3 260 km qui séparent le lac Supérieur au détroit de Cabot ont de quoi impressionner! Le fleuve Saint-Laurent à proprement dit commence à la sortie du lac Ontario et finit à l’île d’Anticosti.

Ce cours d’eau devient un estuaire à la pointe est de l’île d’Orléans. C’est d’ailleurs à cet endroit que l’eau devient saumâtre. En effet, l’estuaire marque la rencontre de l’eau salée de l’océan Atlantique à l’eau douce du fleuve. Puis, à la hauteur de Pointe-des-Monts, sur la Côte-Nord, l’eau s’élargit brusquement pour devenir le golfe du Saint-Laurent.

La navigation sur le fleuve Saint-Laurent se présente comme l’une des plus périlleuses au monde! C’est d’ailleurs pour cette raison que les pilotes du Saint-Laurent prennent les commandes des navires commerciaux entre Les Escoumins et Montréal. Ces spécialistes du Saint-Laurent sont formés à l’Institut maritime de Rimouski.

Pourquoi est-ce si difficile de naviguer à cet endroit? Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Les marées peuvent être importantes, les courants sont forts et multidirectionnels, les nombreux hauts-fonds peuvent en surprendre plus d’un, la visibilité laisse parfois à désirer et les glaces en hiver rendent le fleuve encore plus hasardeux.

3. Les plaines d’Abraham

Les plaines d'Abraham vues du ciel en automne.
Les plaines d’Abraham accueillent chaque année 4 millions de visiteurs.

En 1759, les plaines d’Abraham sont le théâtre d’une bataille clé entre les Empires français et britannique. C’est à cet endroit que Montcalm et Wolf s’affrontent. La Grande-Bretagne prend alors le contrôle de Québec, ce qui met fin à la guerre de Sept Ans entre les deux forces européennes. En 1763, le Canada, qui était une colonie française, est cédé aux Anglais.

Les 98 hectares des plaines d’Abraham font partie du parc des Champs-de-Bataille. Ce dernier est le tout premier parc historique national du Canada. Il est créé en 1908 pour célébrer le 300e anniversaire de la ville de Québec.

Ce parc urbain attire 4 millions de visiteurs par année, que ce soit pour ses attraits historiques, ses expositions, ses événements, sa nature ou ses sentiers. Un attrait touristique de taille à Québec!

4. La Citadelle de Québec

Vue des airs de la Citadelle de Québec en automne.
La Citadelle abrite le plus vieux bâtiment militaire français du Canada qui a été construit en 1693.

La Citadelle de Québec est impressionnante à plusieurs égards. Elle est d’ailleurs la plus importante forteresse britannique en Amérique du Nord. Située sur le cap Diamant, elle se trouve ainsi sur le point naturel le plus haut de la ville de Québec. Cet attrait touristique de Québec cache de nombreux secrets.

Les origines de la Citadelle remontent à 1812, après la victoire des Britanniques lors de la guerre anglo-américaine. Les vainqueurs décident alors de solidifier leur stratégie de défense par la construction de nombreuses structures dans des lieux stratégiques pour défendre l’Amérique du Nord britannique.

C’est ainsi que la construction de La Citadelle commence en 1820. Les travaux sont achevés en 1850. Construite en forme d’étoile, la Citadelle s’intègre harmonieusement aux fortifications existantes.

La Citadelle est d’abord occupée par les troupes britanniques qui sont ensuite remplacées par l’Artillerie royale canadienne. En 1920, le Royal 22e Régiment y établit sa maison mère. Les lieux accueillent encore aujourd’hui les militaires.

5. Les Fortifications

La porte Saint-Louis des fortifications de la ville de Québec vue de l'intérieur.
La porte Saint-Louis, telle qu’on peut la voir de nos jours, a été construite en 1878.

Québec est la seule ville fortifiée au nord du Mexique. Les remparts du Vieux-Québec font 4,6 km de long. Ce mur prend forme au 17e siècle et la construction se poursuit jusqu’au 19e siècle. Il s’agit d’une belle démonstration de l’évolution du système défensif de la ville. Construites par les Français, puis par les Britanniques, les fortifications sont là pour repousser les attaques ennemies, qu’elles soient britanniques, françaises ou américaines.

Une fois le climat hostile revenu au beau fixe, force est de constater que l’enceinte cause de nombreux problèmes au développement de la ville. Les portes trop étroites nuisent aux déplacements. En 1871, les travaux de démolitions s’enclenchent.

L’année suivante, Lord Duffrein, le nouveau gouverneur général du Canada, met un frein à ce carnage, estimant que les fortifications sont un joyau à préserver. Certaines portes sont alors démolies, alors que d’autres sont reconstruites pour faciliter le quotidien des habitants du secteur.

6. Le Château Frontenac

Le Château Frontenac vu des airs
Dans la voûte du hall d’entrée du Château Frontenac se trouve une pierre âgée de 350 ans sur laquelle figure une croix de Malte et qui provient vraisemblablement des fondations du Château Saint-Louis.

Le Château Frontenac est l’hôtel le plus photographié au monde. Il s’agit sans contredit d’un attrait touristique de Québec à voir et revoir. L’établissement a d’ailleurs toujours eu la vocation d’être un hôtel. En fait, il s’agit du tout premier hôtel de style château construit par les compagnies ferroviaires canadiennes. À la demande du Canadien Pacifique, la construction débute en 1892.

L’hôtel ouvre ses portes en 1893. Au fil du temps, de nombreuses modifications sont apportées. Parmi les ajouts, soulignons la tour centrale en 1926, l’aile de la Citadelle en 1899, puis celle de la rue Mont-Carmel en 1908, ainsi que l’aile Claude-Pratte en 1993.

Son nom lui est octroyé en l’honneur du comte de Frontenac, Louis de Buade, qui a gouverné la colonie de la Nouvelle-France de 1672 à 1682, ainsi que de 1689 à 1698.

7. La chute Montmorency

La chute Montmorency en hiver vue des airs.
La chute Montmorency et son pain de sucre. Il s’agit en fait d’un cône de glace qui se forme au pied de la chute en hiver.

Du haut de ses 83 mètres, la chute Montmorency dépasse de 30 mètres les célèbres chutes du Niagara. Elle doit son nom à Samuel de Champlain qui la baptise ainsi en 1613, en l’honneur du duc de Montmorency qui est alors vice-roi de la Nouvelle-France, ainsi qu’amiral de France et de Bretagne.

Un premier pont est construit au-dessus de la chute pour relier Beauport à Boischatel en 1812. Il est ensuite remplacé en 1855 par un pont suspendu qui s’écroule 5 jours après son inauguration. En 1857, un 3e pont est érigé, qui est à son tour remplacé en 1926. En 1993, un pont piétonnier est construit.

L’inauguration de la première centrale hydroélectrique du Québec, située au pied de la chute, a lieu en 1885. Puis, en 1893, une autre centrale beaucoup plus puissante que la première voit le jour.

En 1901, un premier funiculaire est construit pour relier le bas de la chute au Manoir Montmorency qui a été transformé en hôtel trois ans plus tôt.

8. Le Manoir Montmorency

Le manoir Montmorency
En 1993, le Manoir Montmorency est la proie des flammes. Il est reconstruit l’année suivante dans le plus grand respect de l’architecture d’origine.

Le Manoir Montmorency est considéré comme étant le premier bâtiment de villégiature au Canada. Cet attrait touristique de Québec mérite le déplacement. C’est en 1780 que Frederick Haldimand, le gouverneur général de la colonie, achète les terrains au sommet de la chute Montmorency dans le but de se faire construire une villa de style palladien.

Au fil des ans, plusieurs propriétaires plus ou moins célèbres se sont succédés et ont modifié le nom et la vocation du lieu. Voici quelques moments marquants.

C’est ainsi que le duc de Kent séjourne dans la Haldimand House chaque été de 1791 à 1794. Le pavillon est alors renommé Kent Lodge.

En 1815, un prolifique entrepreneur devient propriétaire du Manoir. Peter Patterson en fait alors sa résidence principale, lui qui exploite déjà les scieries au bas de la chute Montmorency.

Le Manoir devient un hôtel en 1898 lorsque la Quebec Railways Co. acquiert la propriété. L’endroit est alors nommé Kent House.

Changement de vocation en 1954 alors que le manoir devient une maison de retraite et un lieu de réflexion.

Le gouvernement du Québec se porte acquéreur du Manoir en 1974 et crée le parc de la Chute-Montmorency.

En 1993, le Manoir est la proie des flammes. Il est reconstruit l’année suivante dans le plus grand respect de l’architecture d’origine.

9. Le pont de l’île d’Orléans

Le pont de l'île d'Orléans vu de la Chute Montmorency.
Le pont de l’île d’Orléans est un pont suspendu à 2 voies mesurant 1,7 km de long.

Dès le milieu du 19e siècle, les résidents de l’île d’Orléans réclament un pont pour les relier au continent. Jusque-là, la seule manière de se rendre sur la terre ferme est par le fleuve Saint-Laurent : en chaloupe l’été, en canot au début de l’hiver, ou encore en traineau lorsque la glace est assez épaisse sur le fleuve gelé qui se transforme ainsi en pont de glace.

L’inauguration du pont qui relie l’Île à Beauport, un arrondissement de la ville de Québec, se déroule le 6 juillet 1935. Le pont Taschereau est alors nommé ainsi en l’honneur du premier ministre et député du comté de Montmorency, Louis-Alexandre Taschereau. Le pont suspendu à 2 voies mesure 1,7 km de long. À cette époque, il s’agit du plus long pont suspendu de la province et le 2e plus long au Canada.

C’est en 1977 qu’il change de nom pour devenir le pont de l’Île d’Orléans.

10. L’Île d’Orléans

Vue aérienne de la pointe de l’île d’Orléans qui s’avance dans le fleuve Saint-Laurent.
Près de 95% de l’île d’Orléans est un territoire à vocation agricole.

Le charme de l’Île d’Orléans n’est plus à faire. L’Île est d’ailleurs considérée comme un site patrimonial. Il suffit de penser à ses maisons ancestrales, ses ravissants villages et la vue imprenable, peu importe l’endroit où l’on se trouve.

La vocation maritime est encore perceptible aujourd’hui. La marina séduit les plaisanciers, alors que l’ancien atelier de fabrication de chaloupes fait revivre les heures de gloire d’une époque révolue. Le centre d’interprétation du chantier maritime de Saint-Laurent met en lumière la force économique qui y régnait.

La production maraîchère et la culture de petits fruits font la réputation de l’Île. Par beau temps, l’autocueillette attire bien des visiteurs. Nombreux sont ceux qui en profitent également pour faire le tour de l’île en parcourant les 67 km de route qui la ceinturent et découvrir la foule de produits locaux.

L’île regroupe 6 municipalités, soit Sainte-Pétronille, Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans, Saint-Jean-de-l’Île-d’Orléans, Saint-François-de-l’Île-d’Orléans, Sainte-Famille-de-l’Île-d’Orléans, ainsi que Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans.

Conclusion

Découvrez sous un nouveau jour chacun de ces attraits touristiques de Québec lors d’un tour d’hélicoptère avec GoHelico!

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